- Продолжительность:
- 34:22
- Формат:
- mp3
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Текст песни "Georges Brassens — La Fessée"
La veuve et l'orphelin, quoi de plusmouvant
Un vieux copain d'?coletant mort sans enfants,
Abandonnant au monde unepousepatante,
J'allai rendre visite la d?sesp?r?e.
Et puis, ne sachant plus o? finir ma soir?e,
Je lui tins compagnie dans la chapelle ardente.
Pour endiguer ses pleurs, pour apaiser ses maux,
Je me mis blaguer, sortir des bons mots,
Tous les moyens sont bons au m?decin de l'?me...
Bient?t, par la vertu de quelques fac?ties,
La veuve se tenait les c?tes, Dieu merci !
Ainsi que des bossus, tous deux nous rigol?mes.
Ma pipe d?passait un peu de mon veston.
Aimable, elle m'encouragea : " Bourrez-la donc,
Qu'aucun imp?ratif moral ne vous arr?te,
Si mon pauvre mari d?testait le tabac,
Maintenant la fum?e ne le d?range pas !
Mais o? diantre ai-je mis mon porte-cigarettes "
A minuit, d'une voix douce de s?raphin,
Elle me demanda si je n'avais pas faim.
"a le ferait-il revenir, ajouta-t-elle,
De pousser la pi?t? jusqu'? l'inanition :
Que diriez-vous d'une frugale collation "
Et nous f?mes un petit souper aux chandelles.
" Regardez s'il est beau ! Dirait-on point qu'il dort.
Ce n'est certes pas lui qui me donnerait tort
De noyer mon chagrin dans un flot de champagne. "
Quand nous e?mes vid? le deuxi?me magnum,
La veuvetaitmue, nom d'un petit bonhomm' !
Et son esprit se mit battre la campagne...
" Mon Dieu, ce que c'est tout de m?me que de nous ! "
Soupira-t-elle, en s'asseyant sur mes genoux.
Et puis, ayant coll? sa l?vre sur ma l?vre,
" Me voil? rassur?e, fit-elle, j'avais peur
Que, sous votre moustache en tablier d'sapeur,
Vous ne cachiez coquettement un bec-de-li?vre... "
Un tablier d'sapeur, ma moustache, pensez !
Cette comparaison m?ritait la fess?e.
Retroussant l'insolente avec nulle tendresse,
Conscient d'accomplir, somme toute, un devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir,
Paf ! j'abattis sur elle une main vengeresse !
" A?e ! vous m'avez f?l? le post?rieur en deux ! "
Se plaignit-elle, et je baissai le front, piteux,
Craignant avoir frapp? de fa?on trop brutale.
Mais j'appris, par la suite, et j'en fus bien content,
Que cettat de chos's durait depuis longtemps :
Menteuse ! la f?luretait cong?nitale.
Quand je levai la main pour la deuxi?me fois,
Le c?ur n'ytait plus, j'avais perdu la foi,
Surtout qu'elle s'?tait enquise, la bougresse :
" Avez-vous remarqu? que j'avais un beau cul
Et ma main vengeresse est retomb?e, vaincue!
Et le troisi?me coup ne fut qu'une caresse...